Si vous ressentez des symptômes physiques après avoir mangé dans un restaurant chinois, ne sautez pas à des conclusions trop rapidement en blâmant le glutamate monosodique (GMS). Le résumé de cet épisode aborde le « syndrome du restaurant chinois » et son histoire.

Résumé

Dans cet épisode, les animateurs et nutritionnistes Bernard Lavallée et Catherine Lefebvre explorent l’histoire du « syndrome du restaurant chinois », dévoilant un mythe imprégné de mauvaise science et de racisme anti-asiatique. Ils accueillent l’invitée Anita Feng, cheffe du comptoir-épicerie J’ai Feng et défenseure de la diversité des cuisines chinoises, qui démystifie l’utilisation de GMS.

Bernard retrace tout d’abord la première mention de ce syndrome, soit en 1968, lorsqu’un médecin attribue des symptômes étranges à la consommation de GMS dans les restaurants chinois. Le récit retrace l’évolution du GMS depuis sa découverte en 1908 jusqu’à sa diabolisation dans les années 60-70, où des études douteuses ont conduit à des recommandations controversées. Les animateurs mettent en lumière le manque de rigueur scientifique de ces études, soulignant l’effet nocebo et les biais potentiels. Ils expliquent que le GMS est simplement un sel de sodium de l’acide glutamique, un acide aminé présent naturellement dans divers aliments.

Santé Canada estime aujourd’hui que le GMS est sécuritaire, mais l’épisode révèle l’étonnante persistance de leur recommandation d’éviter une consommation excessive de GMS. Les animateurs critiquent également l’impact négatif de cette fausse croyance sur la perception de la nourriture chinoise, souvent dévalorisée.

Anita Feng partage son expertise culinaire, expliquant que le GMS ajoute de l’umami, tout en soulignant l’importance de son juste dosage. Pour ceux qui veulent éviter son utilisation, elle recommande d’utiliser des ingrédients naturellement riches en GMS, tels que les tomates et le parmesan, pour créer des saveurs authentiques.

L’épisode soulève des questions sur l’adaptation des conseils nutritionnels occidentaux à différentes cultures. Il met en lumière le racisme et l’hypocrisie de blâmer les restaurants chinois tout en ignorant la présence de GMS dans les aliments ultra-transformés.

En conclusion, Bernard et Catherine explorent les racines racistes entourant le GMS, soulignant le besoin de recherches fiables sans céder à des préjugés.

Invitée: Anita Feng
Animateurs: Bernard Lavallée, Catherine Lefebvre


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