Steak, whisky, protéine… Ça sonne plus masculin ou féminin à votre avis? Voici un résumé de notre épisode, où on couvre le sujet quelque peu absurde des aliments genrés!

Résumé

Dans cet épisode, les animateurs et nutritionnistes Bernard Lavallée et Catherine Lefebvre discutent des codes associées à la masculinité en alimentation. Frédéric Morin, chef et copropriétaire des restaurants Joe Beef, Liverpool House, Vin Papillon et McKiernan, se joint à l’échange.

Les animateurs abordent d’abord la distinction entre le sexe (biologique) et le genre (construction sociale), soulignant que la société, souvent binaire, catégorise également les aliments de manière masculine ou féminine. Les stéréotypes alimentaires liés au genre sont discutés, illustrant comment la culture influence les préférences et les pratiques culinaires des hommes et des femmes.

Bien que dans ses publicités, l’industrie agroalimentaire perpétue de tels stéréotypes genrés, elle cherche également à agrandir son public cible pour générer plus de revenus. Par exemple, le yogourt est traditionnellement considéré comme un produit s’adressant plutôt aux femmes, ce qui incite les entreprises à développer des stratégies marketing pour attirer un public masculin.

Bernard et Catherine soulignent également la façon dont la diète paléo a été commercialisée principalement pour les hommes, en évoquant une image primitive de l’homme des cavernes. Cependant, ils remettent en question ces représentations en soulignant les biais possibles dans les interprétations anthropologiques.

Frédéric Morin partage son expérience avec son restaurant Joe Beef, où la viande est mise en avant. Il remarque une évolution dans la perception des codes alimentaires, observant une diminution des stéréotypes. Les chefs peuvent jouer un rôle important en démocratisant la cuisine, en transformant par exemple des ingrédients comme le tofu en plats appréciés.

L’épisode explore également la relation entre la masculinité et les activités comme le barbecue, souvent associé aux hommes. Ces stéréotypes se transmettent généralement de génération en génération.

En conclusion, les animateurs suggèrent qu’une éducation alimentaire précoce, peut-être à travers des cours d’économie familiale à l’école, pourrait contribuer à briser ces stéréotypes de genre en enseignant aux enfants les bases de la cuisine, favorisant ainsi une approche plus égalitaire de l’alimentation.

Invité : Frédéric Morin
Animateurs: Bernard Lavallée, Catherine Lefebvre


Partagez sur les réseaux sociaux