Si je prends l’avion vers le Costa Rica pour y manger une banane, est-ce qu’on peut dire que je mange local? Plus sérieusement, voici un résumé d’un épisode que je trouve fort intéressant où on parle d’alimentation locale. Bonne lecture!

Résumé

Dans cet épisode, les nutritionnistes Bernard Lavallée et Catherine Lefebvre partagent une conversation sur l’alimentation locale avec Julie Aubé, nutritionniste et auteure du livre « Mangez Local! ». L’accent est mis sur la tendance à privilégier les produits locaux pour soutenir les producteurs locaux et réduire l’empreinte carbone. La question de la viabilité d’une alimentation exclusivement locale, toute l’année, est également abordée.

Tout d’abord, au Québec, les subventions ont joué un rôle crucial dans l’évolution de la production locale, débutant en 1975 avec des incitations accordées aux entreprises considérées efficaces. Cependant, les accords de libre-échange ont compliqué la compétitivité des fermes locales face à des pays aux coûts de main-d’œuvre plus bas et des conditions climatiques favorables à l’agriculture toute l’année. Ces conditions ont engendré un système à deux vitesses, avec quelques grandes entreprises très prospères et de plus petites fermes luttant pour générer des revenus.

De plus, le Québec étant confronté à un climat complexe avec des sols gelés pendant environ six mois par an, dépend fortement des importations agricoles. Dans ce contexte, comment faire pour manger local à l’année?

Julie Aubé promeut une approche saisonnière de la cuisine, s’interrogeant sur la nécessité de manger des produits hors saison et soulignant que de suivre les saisons offre une étonnante diversité de saveurs. Elle encourage aussi la préparation de provisions pendant les périodes d’abondance.

La complexité du coût des aliments est abordée, mais des conseils pratiques sont partagés pour manger local à moindre coût, notamment en misant sur les périodes d’abondance où les prix sont plus bas. Certains aliments locaux, comme les pommes de terre et les légumes racines, sont également soulignés pour leur caractère abordable.

En conclusion, le message clé est que manger local ne signifie pas se priver. Il n’est pas nécessaire de viser une alimentation 100% locale toute l’année, mais plutôt d’incorporer davantage d’aliments locaux graduellement, et de découvrir les délices de ces produits.

Invitée: Julie Aubé
Animateurs: Bernard Lavallée, Catherine Lefebvre


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