Ceux qui me connaissent bien savent quel est l’aliment que je déteste le plus … Sans donner plus de détails, voici un résumé de l’épisode où on parle des phobies alimentaires.

Résumé de l’épisode

Dans cet épisode, Bernard et Catherine explorent l’origine des aversions alimentaires et leur impact sur la diversité de notre alimentation. Ils invitent Marie-Josée Rainville, nutritionniste et diplômée en psychologie, à se joindre à la discussion.

L’humain a une prédisposition à ne pas être attiré vers de nouveaux aliments en raison de leur danger potentiel. Bien qu’elle soit compréhensible d’un point de vue évolutionniste, la peur des aliments peut toutefois prendre des tournures anormales. Un exemple flagrant est celui de l’adolescente effrayée par les cornichons, qui est présentée dans l’émission de télévision américaine Maury.

Marie-Josée Rainville fait une distinction entre aversion alimentaire et caprice, précisant qu’environ 75% des enfants connaissent une néophobie alimentaire vers l’âge de 2 à 5 ans. Il faut cependant distinguer les jeunes capricieux de ceux souffrant plutôt de troubles alimentaires restrictifs. Ces derniers peuvent présenter des problèmes de croissance liés à une alimentation peu diversifiée, tandis que la néophobie normale n’entraîne pas nécessairement ces complications.

L’apprentissage des enfants par la répétition et les sens est exploré, avec des conseils sur la manière d’exposer progressivement les enfants à de nouveaux aliments. La progression suggérée comprend des étapes telles que la présence du jeune dans la même pièce que l’aliment, la sensation tactile, la mastication, et éventuellement, la consommation volontaire. De plus, il est précisé que des adultes capricieux peuvent développer tardivement des comportements de restriction à quelques items alimentaires.

Enfin, l’importance de l’encadrement des enfants aux repas est mise de l’avant, invitant les parents à ne pas abandonner face aux caprices alimentaires des enfants. Il est recommandé de rassurer l’enfant tout en établissant un partage de responsabilités aux repas, avec des limites claires, mais aussi une certaine flexibilité.

En conclusion, l’épisode suggère de traiter la phobie alimentaire avec une désensibilisation progressive, en mettant en garde contre les impacts possibles de cette crainte irrationnelle au niveau social.

Invitée: Marie-Josée Rainville
Animateurs: Bernard Lavallée, Catherine Lefebvre


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