Tout le monde y va toujours de ses prédictions à l’approche du nouvel an. J’adore essayer de prédire ce que nous retrouverons dans nos assiettes dans l’année à venir. Comme je passe ma vie à lire/rechercher/travailler dans le monde de la bouffe, je suis tout de même capable de vous faire des prédictions un peu éclairées. Du moins… je pense?

Alimentation durable

C’est une tendance qui continue de s’accentuer depuis quelques années, mais qui n’est pas près de s’essouffler. Les consommateurs veulent des aliments qui ont un impact négatif minime sur l’environnement, les animaux, les travailleurs du système agroalimentaire. Avec les chiffres sur le gaspillage alimentaire, la pêche industrielle ou l’agriculture conventionnelle, on a envie de revenir à un système plus respectueux du monde qui nous entoure.

Sans sucre/réduit en sucre

On a beaucoup parlé du sucre en 2014, notamment grâce à la Fondation des maladies du cœur qui a révisé ses recommandations à cet égard. Partout dans le monde, les organismes de santé publique sont unanimes : on consomme trop de sucre. Les consommateurs vont vraisemblablement essayer de diminuer leur consommation de sucres ajoutés et l’industrie va vraisemblablement trouver des façons de diminuer la quantité de sucre dans ses produits. Il faudra cependant demeurer prudent par rapport aux tactiques que l’industrie déploiera dans le but de vendre ces produits « améliorés ».

Boréalité

On le voit en restauration de plus en plus, mais la boréalité est en train de faire son apparition dans les cuisines québécoises. La cuisine boréale utilise des ingrédients de saison provenant de la forêt boréale, au nord du Québec. Le thé des bois, l’amélanche, la pousse d’épinette, le sapin, le cèdre ou l’herbe aux anges ne sont qu’une infime partie des saveurs du terroir à découvrir. Je suis prêt à parier qu’on en entendra beaucoup parler en 2015.

Fermentation

Kombucha, kefir, kimshi, tempeh, choucroute : tous ces aliments sont issus de la fermentation. Leur autre point commun? Ils sont présentement au top de leur popularité, ou presque, selon les recherches effectuées sur Google au Québec depuis 2004. On risque de retrouver de plus en plus d’aliments fermentés sur les menus des restaurants et dans les supermarchés. On peut même facilement trouver des kits pour faire fermenter soi-même ces aliments.

Aliments du Québec

L’an dernier, j’avais prédit que « l’hyperlocalité », c’est-à-dire, le fait de vouloir savoir exactement d’où viennent les aliments et de les acheter tout près de nous, gagnerait du terrain. Oui, mais j’ai encore plus entendu parler des aliments « du Québec ». Acheter des aliments québécois risque de rester une tendance assez forte en 2015 et l’industrie ne manquera certainement pas de nous rappeler ses bons coups en ce sens!

Pensez-vous que j’ai oublié des tendances? Croyez-vous que celles que j’ai présentées prendront de l’importance l’an prochain?